J.P. Barnaby

J.P. Barnaby

 


La fiction érotique n’est pas seulement des gémissements, des grognements et du plaisir physique. Pour JP BARNABY, la fiction érotique repose non seulement sur les mécanismes de l’amour physique, mais aussi sur la complexité des personnages et les relations qui mènent à ces sentiments universels d’envie et de désir. Le sexe sans contexte est simplement du sexe, mais le sexe couplé avec l’attraction, avec des répercussions explosives donne une bonne fiction érotique. JP écrit tous les différents types de fiction érotique y compris gay, hétéro, homme, femme, BDSM, doux, romantique et sombre.

En tant que femme bisexuelle, JP est un fier membre de la communauté LGBT en ligne et dans sa minuscule ville dans la banlieue de Chicago. Membre de Mensa, elle est décrite comme brillante, mais instable, douce, mais introvertie et talentueuse mais, hors normes.

Elle passe ses journées à créer des logiciels et ses nuits à écrire de l’érotisme, ce qui est bien sûr, beaucoup plus intéressant. Elle occupe le temps libre qu’elle arrive à dégager entre sa carrière et ses romans à lire sur le concept de l’amour que, comme certains de ses personnages, elle n’a jamais vraiment compris pour elle-même.

 

 

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Présentation de l'éditeur

Perchée sur l’étagère au-dessus de mon lit, la poupée m’accuse avec ses yeux sans vie d’avoir échoué de la plus odieuse des manières imaginables à protéger Juliette. Elle me force à désirer la morsure de son fouet et l’acier dans sa voix pour noyer la douleur dans ma poitrine.

Les parents de Benjamin Martin lui ont répété durant toute sa vie qu’il devait protéger sa petite sœur, mais il a échoué au cours d’une nuit horrible. Maintenant la morsure d’un fouet, des menottes s’incrustant dans ses poignets, ses bras et ses jambes étirés au-delà du supportable, lui donnent ce dont il a besoin pour oublier la mort violente de sa sœur, au moins pour un moment.

Lorsque le dernier Dom de Ben le jette comme un jouet cassé, il manipule son meilleur ami, Jude Archer, pour qu’il ramasse les morceaux. Jude est amoureux depuis des années de Ben, mais aucun des fantasmes qu’il a pu avoir sur son ami n’incluait de le fouetter. Il ne comprend pas le besoin de BDSM du jeune homme et s’inquiète de sa dépendance. Il craint surtout de perdre son humanité parce qu’il s’est déjà perdu lui-même dans Ben. Jude apprend la définition réelle de la soumission lorsqu’il doit accepter de marquer son âme pour contraindre la douleur qui ravage Ben.

Extrêmement bon

Ma chronique : 

 

Comme le titre l’indique, nous sommes clairement dans une histoire de survivant, l’histoire de Ben qui survit à la mort violente de sa petite sœur et ne s’en remet pas. Pour pouvoir vivre il a besoin de remplacer cette insupportable douleur par une autre plus concrète plus réelle, une douleur que lui apporte le BDSM. Toutes les personnes s’adonnant au BDSM ne relèvent pas d’un traumatisme, loin de la mais c’est bel et bien le cas de Ben.  Il trouve un certain soulagement auprès de Kage  son Dom qui  s’engage à lui donner cette douleur mais d’un commun accord  il n’y a rien de plus dans cette relation et pourtant il ne saurait s’en passer. Dès le prologue , on assiste à une scène de Ben avec son Dom Kage. Il endure la douleur dans son corps et  son esprit se fendille, nous avons un aperçu de son âme et de sa démarche digne d’un pénitent, il pense qu’il mérite toute cette douleur intolérable mais malgré tout, cela ne dissipe que peu le mal dont il souffre mais pour ben c’est un moment d’oubli, une façon de contrôler ses cauchemars et de tenir des démons à distance. Le personnage de Ben est très attachant avec sa dépendance à la douleur et ses fantasmes. Un accident de moto et tout va changer lorsque les docteurs disent à Ben qu’il faudra plus de trois mois pour qu’il récupère sa vie. Kage termine son contrat avec lui le laissant désemparé et  une place est libre pour un nouveau Dom. Heureusement dans la vie de Ben il y a Jude, son meilleur ami, son colocataire qui est secrètement amoureux de lui.  Jude est toujours présent pour Ben il est prêt à beaucoup pour lui. Dans ce duo qui se forme c’est le personnage de Jude qui m’a le plus touchée parce  qu’à sa place, je ne sais pas si j’aurai pu faire tout ce qu’il fait au nom de l’amour. En voyant par le club BDSM et le style de vie qui va avec au travers des yeux de Jude le comptable bien propre sur lui, j’ai eu pas mal de fou-rire. Et puis au début je me méfiais des raisons de Jude pour entrer dans ce monde si ce n’était que pour l’amour de Ben, ça ne le ferait pas longtemps mais j’ai été rassurée sur ce point parce qu’il se pose les bonnes questions.

Le récit est bien écrit et très vite, il nous entraîne dans le parcours atypique de cette romance M/M hors norme. Le monde du BDSM est bien présent et abordé avec beaucoup de réalisme, on sent un travail de renseignements et de collecte d’informations  sérieux derrière.  Bonne lecture.

Citation

Ben se tenait sur celui-ci, immobile, la douleur désespérée engloutissant chaque parcelle de son être. La main de Jude toucha doucement sa tête, puis elle la frotta en petits cercles concentriques sur sa peau. Ben aurait voulu rester dans ce moment pour toujours, mais ses mains tremblaient sur Max alors que le désespoir se rapprochait, si près de le noyer. Il remplissait sa poitrine, étouffant son air jusqu’à ce que ses poumons soient douloureux… ou peut-être était-ce son cœur ? Ben ne méritait pas de bonté ou des mains douces, surtout pas de Saint Jude.
— Qu’est-ce qu’il y a avec ton dos ? demanda subitement Jude, son affection chaleureuse s’éteignant subitement comme une bougie oubliée sous la pluie.
Le genou de Ben claqua contre la table quand il poussa brusquement son corps en avant, loin des doigts de Jude qui avaient commencé à explorer sous le col de son tee-shirt.
— Rien, ce n’est rien.


— Vous comprenez que c’est quelque chose qu’il aime ? Qui l’excite, n’est-ce pas ? demanda l’homme d’un ton calme toujours aussi exaspérant, parlant lentement en regardant ses doigts.
Son expression d’intérêt poli ne varia pas lorsque Jude commença à s’énerver.
— Bien sûr que oui. Je comprends que ça l’excite. Je comprends aussi qu’il en a besoin pour masquer la vraie douleur qu’il éprouve. Croyez-moi, je voudrais juste me lever maintenant et le flageller, mais je ne sais pas si je peux. Je veux être celui dont il a besoin, mais ce besoin me fait peur.

 

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