NR Walker

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Auteure australienne de romances gay
Qui suis-je ?
Bonne question…
Je suis beaucoup de choses : une mère, une épouse, une sœur, un auteur.
J’ai de beaux, beaux hommes qui vivent dans ma tête et qui refusent de me laisser dormir la nuit à moins que je leur donne vie avec des mots.
J’aime ça lorsqu’ils font de vilaines, vilaines choses… mais plus encore lorsqu’ils tombent amoureux.
J’avais l’habitude de croire qu’avoir des gens qui me parlaient dans ma tête c’était bizarre, jusqu’à ce qu’un jour, j’apprenne par d’autres auteurs que c’était parfaitement normal.

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Présentation de l'éditeur

Avant que Travis n’arrive sur le pas de sa porte, Charlie vivait une vie très solitaire. Il s’était lui-même coupé du monde : huit cent dix mille hectares de terre rouge, de soleil brûlant et de solitude.

Six mois plus tard, l’hiver s’est installé sur le désert et Charlie a trouvé une vie dont il n’avait jamais osé rêver. Mais vivre et travailler ensemble, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, pendant six mois d’affilée, cela commence à leur peser.

Charlie est un homme très, très têtu, qui a tendance à avoir beaucoup plus de conversations dans sa tête que ce qui sort réellement de sa bouche, alors que Travis n’a aucun problème à énoncer à voix haute ce qu’il pense. Et même s’ils essayent de communiquer, se démènent pour faire la différence entre ce dont ils ont envie et ce dont ils ont besoin, Charlie réalise qu’il repousse peu à peu Travis, et semble incapable de s’en empêcher.

Lorsque cela en vient au point où Travis doit décider de partir ou de rester, la décision ne leur appartiendra peut-être déjà plus, au final.

 

 

Extrêmement bon

 

Ma chronique : 

 

Nous retrouvons nos deux cow-boys de l’outback là où nous les avions laissés à la fin du tome 1. Dans la joie et le bonheur d’être enfin en couple, six mois ont passé Charlie se pose énormément de question sur la vie qu’il fait mener à Travis. La vie  loin du Texas, de ses amis et de sa famille, la vie avec lui qui n’ait pas sorti du placard. Est-ce bien juste de lui imposer tout cela ? Charlie va petit à petit s’éloigner de Travis alors qu’il appréhende une séparation c’est comme si tout en lui le poussait à cette extrémité. Le récit est écrit du point de vue de Charlie aussi comme c’est un homme qui ne parle pas beaucoup et reste pas mal refermé sur lui-même, on assiste à de long monologue sur toutes les pensées angoissées et négatives de Charlie. Travis quand à lui semblait heureux jusqu’à ce que le comportement de Charlie change. On retrouve les mêmes personnages secondaire sur le ranch, j’aime particulièrement celui de Ma, véritable maman de substitution qui saura être présente pour les deux garçons et les aider à y voir plus clair. Finalement c’est un événement imprévu qui finira par rapprocher nos deux amoureux, en leur faisant toucher du doigt à quel point ils seraient misérables si Travis devait retourner aux Etats-Unis. Il y a aussi un bébé kangourou qui pointe le bout de son nez « Mathilda » et nous fait apprécier le côté tendre de nos héros. C’est un livre avec lequel j’ai eu pas mal de sourires grâce à la personnalité solaire de Travis qui vient contrebalancer celle de Charlie, décidément ces deux là sont vraiment fait pour s’entendre. C’est toujours intéressant de lire un livre luttant contre l’homophobie et de ce point de vu là l’auteur excelle à nous faire ressentir ce qui ce joue pour nos deux personnages. Un livre que je recommande  aussi pour sa capacité à nous dépayser, plonger en direct dans une des plus grandes stations de l’Australie est incroyablement bluffant. Bonne lecture. 

 

Citation : 

— On m’a dit de ne pas m’en mêler, dit-elle, les dents serrées. Mais je ne peux pas rester là et ne rien dire. Tu veux rester seul ici pour toujours, Charlie ? Tu veux être exactement comme ton père ? Tu veux repousser tout le monde, te détester et en vouloir à tout le monde, alors vas-y. Passe chaque journée du reste de ta vie à être aussi misérable que lui. Il était amer et c’est ça qui l’a poussé si tôt dans la tombe.
— Ma, essayai-je de dire et les larmes me brûlèrent les yeux.
— Je n’ai pas fini de parler, cracha-t-elle. Toutes les relations ne sont pas faites pour durer, Charlie, mais ce que Travis et toi avez n’est pas en train de mourir. C’est toi qui est en train de le tuer. Comme si tu ne pouvais pas être heureux et que tu préférais le faire fuir, pour pouvoir passer le restant de tes jours à être malheureux, pour pouvoir dire quoi ? Pour pouvoir dire que tu avais raison tout du long ?

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